lundi 30 juin 2008

11h – COMMENT MEME EST MONTEE AU CIEL de Titus - Compagnie Caus' Toujours

Six récits portés par un comédien et un accordéoniste évoquent le monde fascinant et angoissant des rêves. Avec humour et poésie, ce spectacle théâtral qui louche vers le conte aborde des sujets tels que la mort, les angoisses nocturnes, le travail des enfants... dans des situations qui mêlent quotidien et fantastique.
Ce voyage au cœur de la nuit illustre la frontière trouble et incertaine entre songe et réalité. Comment être persuadé, en effet, que le monde où nous nous débattons est bien celui de la réalité et non pas la scène fallacieuse du rêve ou du cauchemar ?

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LA CHOSE de Titus (jours pairs) – 1h10 - Compagnie Caus' Toujours

A la croisée du conte et du théâtre, "La chose" est une série d'histoires qui raconte avec humour et sensibilité des individus dépassés par leur sexualité.
Ces contes contemporains et chroniques sociales nous parlent de personnages isolés dans leurs interrogations et leurs doutes, qui s'inventent des petits arrangements avec "la chose".
Ce spectacle n’aborde pas le sexe sur le mode de l'érotisme qui s'évertue souvent à le sublimer. Il ausculte la sexualité de l'ombre, celle qui dérange, tourmente, se cache et se dérobe au plaisir.

11h15- KIWI de Daniel Danis - Cie Arts Sciences / Daniel Danis

Dans un bidonville glacé, vit Kiwi, une orpheline de douze ans, avec son oncle et sa tante. Ses seuls biens : le bonnet trop grand qu’elle a sur la tête et qui appartenait à sa mère et le trousseau de clés de son père qui pend à son cou. Dans la cabane, il fait froid à en avoir le sang et les os gelés. Kiwi, elle, rêve d’une maison chaude,… surtout de chaleur.
Expulsée du bidonville, car « on va construire des résidences pour les Jeux Olympiques », Kiwi est abandonnée par son oncle et sa tante et se fait adopter par une bande d’adolescents sans famille, sans toit, sans rien tout simplement. Ils vivent dans une grotte, où ils ont découvert des squelettes, cachés. Une trentaine d’adolescents de tous âges s’y sont inventé une famille, la Famille verte car ils portent tous des noms de légumes. Un lien fort et indestructible les unit : l’amitié, et ce qu’ils ont en commun : leur solitude et leur détresse. Pour survivre, ils volent, ce sont de petits larcins pas bien graves mais obligatoires. Un seul mot d’ordre : ne jamais tuer.

12h30- SORTIE D’USINE de Nicolas Bonneau - Le Lieu Dit/ Ici même production

Un soir, mon père est rentré en disant :
- C’est fini, j’arrête l’usine, je me barre.
On a rigolé. Ça fait dix ans qu’il dit ça.
- C’est fini, j’arrête, j’en ai marre d’être pris pour un con.
- Il te reste plus que dix ans à tirer, tu peux bien aller jusqu’à la retraite,
- pourquoi tu fais des histoires, a dit ma mère.
Et il a arrêté son métier de soudeur. J’ai trouvé ça tellement courageux.
Je me suis rendu compte que je ne m’étais jamais demandé ce qu’il avait fait pendant ces 35 dernières années.
Je me suis souvenu qu’à l’école, en face de profession des parents, je mettais
« employé d’usine », parce que j’avais honte d’écrire OUVRIER.
Autour du monde ouvrier, la petite et la grande histoire se rencontrent, pour des récits puisés auprès de ceux qui les ont vécus.
Nicolas Bonneau aime à se glisser dans la peau de ses personnages, passant du comédien au conteur, du narrateur au citoyen. Un univers où se mêlent chroniques sociales et évènements fantastiques, ville et campagne, petites et grandes Humanités.
Au croisement de l’écriture, du collectage et de l’oralité, il conte comme on réinvente sa vie, là où la réalité se dispute avec l’imaginaire et où démêler le vrai du faux est un combat perdu d’avance.

13h00 – BEYROUTH ADRENALINE de Hala Ghosn et Jalie Barcilon - La Poursuite

La guerre racontée par ceux qui l’ont vécue, directement ou par procuration. Un sujet brûlant traité avec beaucoup d’humanité par une jeune metteure en scène franco libanaise. Regards croisés sur Beyrouth et sa guerre qui semble ne jamais devoir finir. Regards de ceux qui la subissent et de ceux qui, exilés, ne la voient qu’à travers ce qu’en racontent les médias.
À travers « Beyrouth Adrénaline » nous voulons donner un autre point de vue sur les guerres. Notre propos se situe en marge des médias et des images télévisées. Là où les civils, au rythme des bombardements et des cessez-le-feu, continue d’aller travailler, d’étudier, de faire du sport, de se séduire de danser et de rire. Alors naissent des situations d’humour et d’ironie à la frontière de l’absurde. Au risque de vous surprendre, « Beyrouth Adrénaline » est une comédie….

14h10- EN SUIVANT LES POINTILLES - Cie Chien qui tousse

En suivant les pointillés… est le récit d’une rencontre inattendue, l’histoire d’une amitié improbable entre deux hommes très différents : Najim et Michel. C’est un spectacle drôle, mouvementé et tendre qui alterne entre adresse directe au public et saynètes revécues.
La souplesse de navigation des deux comédiens dans le temps et dans l’espace, rappelle le découpage d’un film. Par la seule force du jeu, deux chaises et des éclairages habiles, le spectateur voyage dans un tourbillon de souvenirs et d’anecdotes. D’un aéroport moderne à la ville mythique de Tombouctou en passant par le désert et les Touaregs, ce road movie pétaradant aux parfums initiatiques suscite chez le spectateur le plaisir de réfléchir, de rire et de s’ouvrir…
Car en filigrane, au détour d’une conversation de café, c’est de tolérance dont il est question.

15h00 - BORGES VS GOYA de Rodrigo Garcia - Cie Akté

Goya était sourd et Borges aveugle...Un peintre et un écrivain. Deux artistes identifiés qui peignent et racontent le monde qui les entoure.
«Le mieux dans la perte d’un sens, c’est que ça en enflamme un autre à coup sûr...»
Ayant tous deux d’autres sens en émoi, ils restent tout de même isolés du fait même de leur infirmité.
Sur un même plateau : deux hommes, deux monologues, deux parcours, deux textes, deux âges, deux langues, deux questions : «Où je suis allé ?» «Pour y faire quoi ?».
Leur handicap est de faire partie d’une génération de perdants qui se sont fait enculer jusqu’à l’os.
De ne pas avoir été préparés et éduqués.
De décrier un système qui les dépasse.
De n’avoir comme parade que la tchatche.
De provoquer pour exister.
De crier pour être entendus.
De choquer pour être écoutés.
D’être nus pour être vus.
D’être censurés.
Tous deux isolés – ni artistes ni handicapés – se posent la question de leur identité, de leur utilité. « Il faut faire quelque chose. ET TOUT DE SUITE.»
Arnaud Troalic, metteur en scène

15h40- RECIT DE BAIN de Marielle Rémy et Guillaume Servely - Cie Hors Cadre/ Ici même production

Un homme
Une femme
Chacun dans leur baignoire
Trois jours qu’ils n’en sortent plus et ne parlent qu’à un canard
Lui fuit l’arrivée d’une petite fille, Elle refuse la perte d’un père
C’est l’identité qui est touchée
Une place à couler, une autre à trouver
La rencontre tragico-clownesque de deux folies ordinaires…
A partir d’objets familiers (Lit - Baignoire - Table), révélateurs de notre quotidien, la Cie Hors Cadre crée une trilogie de l’intime atypique, au croisement du récit, du théâtre et de la danse.
Après le succès de Récits de lit, « coup de cœur du Off 07» (Le Masque et la Plume - C.Lipinska - France Inter), qui racontait la relation de couple, ce deuxième volet nous plonge au cœur de l’individu.
Partir du corps pour raconter l’humain.
Du particulier, presque du détail, pour ouvrir à l’universel.

16h45 - LA MORT DU ROI TSONGOR de L. Gaudé, avec Olivier Letellier et Julie Laderach - Théâtre du phare/ Ici même productions

C’est le jour heureux où Tsongor marie sa fille. Le jour où il croit enterrer à jamais le roi de sang qu’il a été. C’est le jour tragique où la guerre éclate. Et déchire son clan encore, encore… Encore.
Le jour où Souba, le plus jeune des Tsongor, part en exil… pour qu’il reste peut-être un homme qui ne soit pas un barbare…
Cette quête initiatique le mène à la rencontre de son père, à la rencontre de lui-même : il se confronte à cet héritage familial que nous portons tous, sans le savoir, et qui nous conditionne malgré nous. Il plonge jusqu’aux racines de la violence et nous place face à nos propres démons. Olivier Letellier s’empare à bras le corps de cette grande épopée de Laurent Gaudé.
Il poursuit son exploration d’un théâtre de récit qui fait jeu de tout, pétri d’images fortes.
Un duo avec Julie Läderach au violoncelle, pour un corps à corde qui nous entraîne dans une antiquité imaginaire, troublant reflet de la folie des hommes d’aujourd’hui.
Une parole simple et cruelle, terriblement humaine, urgente…
Avec La Mort du Roi Tsongor, Laurent Gaudé a reçu le prix Goncourt des lycéens 2002 et le prix des libraires 2003.

JE SUIS Alain, Artaud, Marie-Antoinette, un animal aussi, des gènes, un photomaton, au fond du jardin, et quoi d’autre ? (ou rien d’autre ?) bref !

Il s’agit d’une traversée déchaînée à travers les formes théâtrales, les éditos de présentation de saison, les politiques culturelles, les interviews de metteurs en scène, d’acteurs, de spectateurs…
Avant même d’entendre les mots, nos corps nous racontent. C’est pourquoi nous partons du corps pour définir un axe commun à nos interrogations. Quel est le rapport à nos corps dans ce monde ? Le théâtre peut-il en rendre compte ? Quels liens existe-il entre la politique et la création ?
C’est donc une pièce autour du corps, des éditos, des abonnés, du show, des spectateurs, des ouh ! des ah ! des…
« Le Théâtre à cru séduit par ses réflexions sur le rôle du langage dans un théâtre contemporain qui se pose des questions sur son statut. […] Le message est fort, le spectateur scotché. » Nantes Poche

TOI, TU SERAIS UNE FLEUR et moi à cheval – (jours pairs) - Théâtre à cru

L’histoire ici est simple, on la connaît déjà certainement, c’est celle d’une rencontre amoureuse entre un homme dans sa cuisine et une chanteuse qui sort de son frigo.
Ca commence comme au cinéma, puis l’écran se déchire… Tout est filmé en direct… Un langage s’invente entre théâtre, musique, chant et vidéo.
Un spectacle qui souhaite rendre palpable les émotions, les sensations, les sentiments… et qui s’efforce de développer l’imagination, parce qu’elle est essentielle à nos vies d’enfant et d’adulte.

18h00- ET SI M’A VIE N’ETAIT PAS LA de Thierry Alcaraz - Compagnie des Ouvriers

La vie est-elle faite de choix, de fatalité, de concours de circonstances qui font que nous avons la vie que nous avons ? Une femme convoque sa famille autour d’elle pour revenir sur les moments tendre ou périlleux qu’ils ont vécu. Elle tient à faire une dernière mise au point et leur dire ce qu’elle a profondément vécu en tant que femme et mère avant de pouvoir continuer. Venez partager ce moment de recueillement follement tendre et cynique. Après son succès hivernal, cette création est au festival pour notre plus grand plaisir.

La Cie des Ouvriers met en place des créations qui soutiennent la recherche et le plaisir et plonge le spectateur dans des univers singuliers. Ville d'Avignon, CG Vaucluse, Region paca.
« Le plus grand théâtre c'est le théâtre d'action, de vie. Et nous ne laisserons pas le spectateur tranquille. Dans cette pièce performance nous allons bannir le rapport salle- scène. Dans un lieu tenu secret nous allons nous retrouver pour tenter de déterrer ce qui n'existe plus depuis longtemps. Traité parodique de la résurrection. Nous ne sommes pas là pour jouer les morts! »
Thierry Alcaraz

18h40 – POURQUOI J’AI TUE SERGE G…de et par Jean de Pange - Compagnie Astrov

Pour les 80 ans de la naissance de Gainsbourg, un appel à projet est lancé pour rendre hommage au chanteur. Passionné de cinéma et fanatique compulsif du grand Serge, Philippe est convaincu de détenir la perle - Colle girl - bout de scénario retrouvé dans un tiroir après la mort de l’artiste et aujourd’hui quasiment oublié.
Usant du peu de temps que lui laisse son travail dans un cabaret du XVIIIe arrondissement, Philippe s’attelle alors à l’écriture de la scène finale, manquante. La soudaine réapparition de Laurent, ami d’enfance curieusement « disparu de sa mémoire », ainsi que la confrontation avec la figure Gainsbourgienne entraînent le jeune homme dans une quête sans fin.

19h05- AU- DELA DU VOILE de Slimane Benaïssa - Compagnie de l’Arcade

"Au-delà du voile" touche à l’universel. Sans doute parce que cette pièce traite deux problèmes sociaux aigus : le statut de la femme et la tension créée par les mouvements extrémistes.
Slimane Benaïssa convoque trois générations de femmes,
La sœur aînée, forte de sa tradition.
La cadette, fragile, n’ayant pas encore forgé sa modernité.
Et la Mère, archétype de l’ancestralité, à la fois conteuse et chanteuse, figure mythique et mystique, porteuse d’une sagesse populaire/
De leur confrontation naît la vision d’une Algérie déchirée entre traditions et modernité. Qui n’arrive pas à reconstruire le fil entre ses générations. Une Algérie qui hésite, trébuche, sans parvenir à trancher la question du statut de la femme.
Face à des conditions économiques parfois extrêmes, face au désoeuvrement de la jeunesse propice à la propagande islamiste, les violences à l’endroit des femmes se précisent et s’accroissent.
Comment faire alors pour exister ?
Ou simplement pour survivre ?

20h20- CANNIBALE de Didier Daeninckx - Cie le Porte Plume

1931 : Se tient à Paris la dernière Exposition Coloniale. Au jardin d'acclimatation, un groupe de Kanak, censé montrer la culture de la Nouvelle Calédonie, est parqué dans un enclos, entre les lions et les crocodiles. Munis de la pancarte "Cannibales authentiques", ils représentent le sauvage...
Cela pourrait commencer par "il était une fois..." tant l'histoire nous semble inconcevable...
Il était une fois un jeune homme, séparé de celle qu'il aime et qui traverse tout Paris, pieds nus, pour la retrouver...
Il était une fois des hommes qui avaient mis d'autres hommes derrière des grilles... zoo humain...
Il était une fois deux amis enfermés dans un zoo, puis échangés contre des crocodiles...
Il était une fois un homme qui avait sauvé la vie à un "cannibale"...

20h40- FURIE de Jérôme Rouger

Un homme doit jouer du théâtre.
Les spectateurs sont là, comme prévu. Mais son spectacle, lui, l'a quitté.
« Subtil mélange d’humour à la fois poétique et absurde, « Furie » est un « otni » (objet théâtral non identifié), faisant voler en éclat les conventions.
Rouger s’interroge - nous interroge – sur l’apparente incohérence du monde moderne. Un humour furieusement déstabilisant ». Télérama

22h30 (Nocturnes) – LES SIRENES DE BAGDAD de Yasmina Khadra - Kick Théâtre

Décryptage de l'itinéraire qui conduit un jeune Bédouin sans histoires, désireux de s'intégrer à la société nouvelle que promet la chute du régime de Saddam Hussein en Irak, vers le terrorisme le plus dur…

« C’est un livre sur la guerre en Irak, une guerre vue par un irakien et racontée à travers la mentalité d’un bédouin, d’un arabe (…). Ce jeune homme sera confronté à la cruauté de cette guerre et en particulier de l’armée américaine et sera obligé d’assister à deux monstruosités, puis à une troisième, qui viendra frapper à sa porte et à travers laquelle il verra son père humilié (…). » Yasmina Khadra

22h30 (Nocturnes) – INVENTAIRE 68 de Nicolas Bonneau

Après Sortie d’Usine, Nicolas Bonneau continue d’interroger la mémoire sociale et politique de notre époque, et présente un spectacle en forme d’expérience.
Ce « 68 » se veut tout à la fois ludique et humain, politique, polémique et porteur d’espoir.
Contribution à la mémoire de ceux qui ont vécu ces événements, de près ou de loin, sans concession ni glorification.
Étudiants, travailleurs, politiques, mouvements féministes, syndicats, ouvriers, bourgeois, enfants de 68, mais aussi ceux pour qui 68 n’a pas eu lieu, tous seront convoqués pour vous faire revivre ces évènements.

PARCOURS HORS NORMES – pour public solo

Du 12 au 19 juillet (l La Manufacture/Performances)

14h30, 15h45 et 17h ETOILES de Martina Winkel / Avec Isabelle Wery

Théâtre de l’ombre, sans lumière, pour public solo.
Pièce de l’auteur autrichien Martina Winkel, Les Etoiles est une invitation à l’intimité, une proposition de rêves à partager, un moment de poésie dans l’obscurité totale. Une expérience individuelle unique.
Une coproduction du manège.mons/Centre dramatique, Le Manège de Maubeuge et de La Manufacture scènes contemporaines (Avignon).

CESAIRE INTIME
Du 12 au 19 juillet (l La Manufacture/Performances)
Lecture intime et personnalisée par un(e) comédienne d’un texte d’Aimé Césaire.

AVIGNON/TIBET
Du 12 au 19 juillet (l La Manufacture/Performances) Vidéoconférence par Internet avec le Tibet.


plus d’infos : pros-rp@lamanufacture.org / 06 21 65 57 04

11h-20h EXPOSITION RETROSPECTIVE PERFORMANCE MANUFACTURE

Du 7 au 27 juillet (l La Manufacture/Performances)

« Rétrospective des performances à la Manufacture 2001-2007 » est une reprise de l’exposition présentée à la maison Jean Vilar de fin novembre 2007 à début janvier 2008. Elle présente des courts métrages réalisés sur les performances à la Manufacture. (lieu à préciser)

« Poupée anale nationale » par la Cie des Ouvriers/Thierry Alcaraz en 2006 - Captation et montage vidéo de Amélie Kestermans (BE)
« Osteoblastes » par Martine Vialle, – corps performatif, Martine Crispo – intervention sonore live (CA, Montréal) - Captation et montage vidéo de Grégory Hiétin (FR) en 2003.
« Jane » par Jeanne Dandoy, Groupov (BE) - Captation et montage vidéo de Grégory Hiétin (FR) en 2002.
« Some assembly required » par Attack Theater (US) - Captation et montage vidéo de Grégory Hiétin (F) en 2001.

jeudi 15 mai 2008

Pré-programme manufacture 2008

11h – COMMENT MEME EST MONTEE AU CIEL & LA CHOSE de Titus

(en alternance)

Compagnie Caus' Toujours 7 au 27 juillet 2008 (La Manufacture/Intramuros - 2 rue des Ecoles)

Comment mémé est montée au ciel (jours impairs) – 1h

Six récits portés par un comédien et un accordéoniste évoquent le monde fascinant et angoissant des rêves. Avec humour et poésie, ce spectacle théâtral qui louche vers le conte aborde des sujets tels que la mort, les angoisses nocturnes, le travail des enfants... dans des situations qui mêlent quotidien et fantastique.

Ce voyage au cœur de la nuit illustre la frontière trouble et incertaine entre songe et réalité. Comment être persuadé, en effet, que le monde où nous nous débattons est bien celui de la réalité et non pas la scène fallacieuse du rêve ou du cauchemar ?

La Chose (jours pairs) – 1h10

A la croisée du conte et du théâtre, "La chose" est une série d'histoires qui raconte avec humour et sensibilité des individus dépassés par leur sexualité.

Ces contes contemporains et chroniques sociales nous parlent de personnages isolés dans leurs interrogations et leurs doutes, qui s'inventent des petits arrangements avec "la chose".

Ce spectacle n’aborde pas le sexe sur le mode de l'érotisme qui s'évertue souvent à le sublimer. Il ausculte la sexualité de l'ombre, celle qui dérange, tourmente, se cache et se dérobe au plaisir.

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11h15- KIWI de Daniel Danis

Compagnie Daniel Danis 10 au 27 juillet 2008 (La Manufacture/Zone Franche) – 1h05

Dans un bidonville glacé, vit Kiwi, une orpheline de douze ans, avec son oncle et sa tante. Ses seuls biens : le bonnet trop grand qu’elle a sur la tête et qui appartenait à sa mère et le trousseau de clés de son père qui pend à son cou. Dans la cabane, il fait froid à en avoir le sang et les os gelés. Kiwi, elle, rêve d’une maison chaude,… surtout de chaleur.

Expulsée du bidonville, car « on va construire des résidences pour les Jeux Olympiques », Kiwi est abandonnée par son oncle et sa tante et se fait adopter par une bande d’adolescents sans famille, sans toit, sans rien tout simplement. Ils vivent dans une grotte, où ils ont découvert des squelettes, cachés. Une trentaine d’adolescents de tous âges s’y sont inventé une famille, la Famille verte car ils portent tous des noms de légumes. Un lien fort et indestructible les unit : l’amitié, et ce qu’ils ont en commun : leur solitude et leur détresse. Pour survivre, ils volent, ce sont de petits larcins pas bien graves mais obligatoires. Un seul mot d’ordre : ne jamais tuer.

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12h30- SORTIE D’USINE de Nicolas Bonneau

Le Lieu Dit/ Ici même production 7 au 27 juillet 2008 (La Manufacture/Intramuros - 2 rue des Ecoles) – 1h15

Un soir, mon père est rentré en disant :

- C’est fini, j’arrête l’usine, je me barre.

On a rigolé. Ça fait dix ans qu’il dit ça.

- C’est fini, j’arrête, j’en ai marre d’être pris pour un con.

- Il te reste plus que dix ans à tirer, tu peux bien aller jusqu’à la retraite,

- pourquoi tu fais des histoires, a dit ma mère.

Et il a arrêté son métier de soudeur. J’ai trouvé ça tellement courageux.

Je me suis rendu compte que je ne m’étais jamais demandé ce qu’il avait fait pendant ces 35 dernières années.

Je me suis souvenu qu’à l’école, en face de profession des parents, je mettais

« employé d’usine », parce que j’avais honte d’écrire OUVRIER.

Autour du monde ouvrier, la petite et la grande histoire se rencontrent, pour des récits puisés auprès de ceux qui les ont vécus.

Nicolas Bonneau aime à se glisser dans la peau de ses personnages, passant du comédien au conteur, du narrateur au citoyen. Un univers où se mêlent chroniques sociales et évènements fantastiques, ville et campagne, petites et grandes Humanités.

Au croisement de l’écriture, du collectage et de l’oralité, il conte comme on réinvente sa vie, là où la réalité se dispute avec l’imaginaire et où démêler le vrai du faux est un combat perdu d’avance

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13h00 BEYROUTH ADRENALINE de Hala Gosn et Jalie Barcilon

Cie La Poursuite 7 au 27 juillet 2008 ((La Manufacture/Zone Franche) – 1h30

La guerre racontée par ceux qui l’ont vécue, directement ou par procuration. Un sujet brûlant traité avec beaucoup d’humanité par une jeune metteure en scène franco libanaise. Regards croisés sur Beyrouth et sa guerre qui semble ne jamais devoir finir. Regards de ceux qui la subissent et de ceux qui, exilés, ne la voient qu’à travers ce qu’en racontent les médias.

À travers « Beyrouth Adrénaline » nous voulons donner un autre point de vue sur les guerres. Notre propos se situe en marge des médias et des images télévisées. Là où les civils, au rythme des bombardements et des cessez-le-feu, continue d’aller travailler, d’étudier, de faire du sport, de se séduire de danser et de rire. Alors naissent des situations d’humour et d’ironie à la frontière de l’absurde. Au risque de vous surprendre, « Beyrouth Adrénaline » est une comédie….

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14h10- EN SUIVANT LES POINTILLES

Cie Chien qui tousse 7 au 27 juillet 2008( La Manufacture/Intramuros - 2 rue des Ecoles) – 1h05

En suivant les pointillés… est le récit d’une rencontre inattendue, l’histoire d’une amitié improbable entre deux hommes très différents : Najim et Michel. C’est un spectacle drôle, mouvementé et tendre qui alterne entre adresse directe au public et saynètes revécues.

La souplesse de navigation des deux comédiens dans le temps et dans l’espace, rappelle le découpage d’un film. Par la seule force du jeu, deux chaises et des éclairages habiles, le spectateur voyage dans un tourbillon de souvenirs et d’anecdotes. D’un aéroport moderne à la ville mythique de Tombouctou en passant par le désert et les Touaregs, ce road movie pétaradant aux parfums initiatiques suscite chez le spectateur le plaisir de réfléchir, de rire et de s’ouvrir…

Car en filigrane, au détour d’une conversation de café, c’est de tolérance dont il est question.

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15h00 - BORGES VS GOYA de Rodrigo Garcia

Cie Akté Le Havre 7 au 27 juillet 2008 ((La Manufacture/Zone Franche) – 1h05

Goya était sourd et Borges aveugle...Un peintre et un écrivain. Deux artistes identifiés qui peignent et racontent le monde qui les entoure.

«Le mieux dans la perte d’un sens, c’est que ça en enflamme un autre à coup sûr...»

Ayant tous deux d’autres sens en émoi, ils restent tout de même isolés du fait même de leur infirmité.

Sur un même plateau : deux hommes, deux monologues, deux parcours, deux textes, deux âges, deux langues, deux questions : «Où je suis allé ?» «Pour y faire quoi ?».

Leur handicap est de faire partie d’une génération de perdants qui se sont fait enculer jusqu’à l’os.

De ne pas avoir été préparés et éduqués.

De décrier un système qui les dépasse.

De n’avoir comme parade que la tchatche.

De provoquer pour exister.

De crier pour être entendus.

De choquer pour être écoutés.

D’être nus pour être vus.

D’être censurés.

Tous deux isolés – ni artistes ni handicapés – se posent la question de leur identité, de leur utilité. « Il faut faire quelque chose. ET TOUT DE SUITE.»

Arnaud Troalic, metteur en scène

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15h40- RECIT DE BAIN de Marielle Rémy et Guillaume Servely

Cie Hors Cadre/ Ici même production 7 au 27 juillet 2008 (La Manufacture/Intramuros - 2 rue des Ecoles) - 1h10

Un homme

Une femme

Chacun dans leur baignoire

Trois jours qu’ils n’en sortent plus et ne parlent qu’à un canard

Lui fuit l’arrivée d’une petite fille, Elle refuse la perte d’un père

C’est l’identité qui est touchée

Une place à couler, une autre à trouver

La rencontre tragico-clownesque de deux folies ordinaires…

A partir d’objets familiers (Lit - Baignoire - Table), révélateurs de notre quotidien, la Cie Hors Cadre crée une trilogie de l’intime atypique, au croisement du récit, du théâtre et de la danse.

Après le succès de Récits de lit, « coup de cœur du Off 07» (Le Masque et la Plume - C.Lipinska - France Inter), qui racontait la relation de couple, ce deuxième volet nous plonge au cœur de l’individu.

Partir du corps pour raconter l’humain.

Du particulier, presque du détail, pour ouvrir à l’universel.

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16h45 - LA MORT DU ROI TSONGOR de L. Gaudé, avec Olivier Letellier et Julie Laderach

Théâtre du Phare/ Ici même production 7 au 27 juillet 2008 ( La Manufacture/Zone Franche ) - 1h20

C’est le jour heureux où Tsongor marie sa fille. Le jour où il croit enterrer à jamais le roi de sang qu’il a été. C’est le jour tragique où la guerre éclate. Et déchire son clan encore, encore… Encore.

Le jour où Souba, le plus jeune des Tsongor, part en exil… pour qu’il reste peut-être un homme qui ne soit pas un barbare…

Cette quête initiatique le mène à la rencontre de son père, à la rencontre de lui-même : il se confronte à cet héritage familial que nous portons tous, sans le savoir, et qui nous conditionne malgré nous. Il plonge jusqu’aux racines de la violence et nous place face à nos propres démons. Olivier Letellier s’empare à bras le corps de cette grande épopée de Laurent Gaudé.

Il poursuit son exploration d’un théâtre de récit qui fait jeu de tout, pétri d’images fortes.

Un duo avec Julie Läderach au violoncelle, pour un corps à corde qui nous entraîne dans une antiquité imaginaire, troublant reflet de la folie des hommes d’aujourd’hui.

Une parole simple et cruelle, terriblement humaine, urgente…

Avec La Mort du Roi Tsongor, Laurent Gaudé a reçu le prix Goncourt des lycéens 2002 et le prix des libraires 2003.

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17h40- JE SUIS… & TOI, TU SERAIS UNE FLEUR de Alexis Armengol

(en alternance)

Théâtre à cru 7 au 27 juillet 2008 (La Manufacture/Intramuros - 2 rue des Ecoles)

Je suis

Alain, Artaud, Marie-Antoinette, un animal aussi, des gènes, un photomaton, au fond du jardin, et quoi d’autre ? (ou rien d’autre ?) (bref !)(jours impairs) - 1h20

Il s’agit d’une traversée déchaînée à travers les formes théâtrales, les éditos de présentation de saison, les politiques culturelles, les interviews de metteurs en scène, d’acteurs, de spectateurs…

Avant même d’entendre les mots, nos corps nous racontent. C’est pourquoi nous partons du corps pour définir un axe commun à nos interrogations. Quel est le rapport à nos corps dans ce monde ? Le théâtre peut-il en rendre compte ? Quels liens existe-il entre la politique et la création ?

C’est donc une pièce autour du corps, des éditos, des abonnés, du show, des spectateurs, des ouh ! des ah ! des…

« Le Théâtre à cru séduit par ses réflexions sur le rôle du langage dans un théâtre contemporain qui se pose des questions sur son statut. […] Le message est fort, le spectateur scotché. » Nantes Poche

Toi, tu serais une fleur (jours pairs) - 55’

L’histoire ici est simple, on la connaît déjà certainement, c’est celle d’une rencontre amoureuse entre un homme dans sa cuisine et une chanteuse qui sort de son frigo.

Ca commence comme au cinéma, puis l’écran se déchire… Tout est filmé en direct… Un langage s’invente entre théâtre, musique, chant et vidéo.

Un spectacle qui souhaite rendre palpable les émotions, les sensations, les sentiments… et qui s’efforce de développer l’imagination, parce qu’elle est essentielle à nos vies d’enfant et d’adulte.

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18h00- ET SI M’A VIE N’ETAIT PAS LA de Thierry Alcaraz

Compagnie des Ouvriers - Avignon 7 au 27 juillet 2008 (La Manufacture/Performances) – 1h

La vie est-elle faite de choix, de fatalité, de concours de circonstances qui font que nous avons la vie que nous avons ? Une femme convoque sa famille autour d’elle pour revenir sur les moments tendre ou périlleux qu’ils ont vécu. Elle tient à faire une dernière mise au point et leur dire ce qu’elle a profondément vécu en tant que femme et mère avant de pouvoir continuer. Venez partager ce moment de recueillement follement tendre et cynique. Après son succès hivernal, cette création est au festival pour notre plus grand plaisir.

Dalton Troisgros performeur

La Cie des Ouvriers met en place des créations qui soutiennent la recherche et le plaisir et plonge le spectateur dans des univers singuliers. Ville d'Avignon, CG Vaucluse, Region paca.

« Le plus grand théâtre c'est le théâtre d'action, de vie. Et nous ne laisserons pas le spectateur tranquille. Dans cette pièce performance nous allons bannir le rapport salle- scène. Dans un lieu tenu secret nous allons nous retrouver pour tenter de déterrer ce qui n'existe plus depuis longtemps. Traité parodique de la résurrection. Nous ne sommes pas là pour jouer les morts! »

Thierry Alcaraz

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18h40 – POURQUOI J’AI TUE SERGE G…de et par Jean de Pange

Compagnie Astrov - Metz 7 au 27 juillet 2008 (La Manufacture/Zone Franche) – 1h10

Pour les 80 ans de la naissance de Gainsbourg, un appel à projet est lancé pour rendre hommage au chanteur. Passionné de cinéma et fanatique compulsif du grand Serge, Philippe est convaincu de détenir la perle - Colle girl - bout de scénario retrouvé dans un tiroir après la mort de l’artiste et aujourd’hui quasiment oublié.

Usant du peu de temps que lui laisse son travail dans un cabaret du XVIIIe arrondissement, Philippe s’attelle alors à l’écriture de la scène finale, manquante. La soudaine réapparition de Laurent, ami d’enfance curieusement « disparu de sa mémoire », ainsi que la confrontation avec la figure Gainsbourgienne entraînent le jeune homme dans une quête sans fin.

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19h05- AU- DELA DU VOILE de Slimane Benaïssa

Compagnie de l’Arcade 7 au 27 juillet 2008 (La Manufacture/Intramuros – 2 rue des Ecoles) – 1h10

‘Au-delà du voile’ touche à l’universel. Sans doute parce que cette pièce traite deux problèmes sociaux aigus : le statut de la femme et la tension créée par les mouvements extrémistes.

Slimane Benaïssa convoque trois générations de femmes,

La sœur aînée, forte de sa tradition.

La cadette, fragile, n’ayant pas encore forgé sa modernité.

Et la Mère, archétype de l’ancestralité, à la fois conteuse et chanteuse, figure mythique et mystique, porteuse d’une sagesse populaire/

De leur confrontation naît la vision d’une Algérie déchirée entre traditions et modernité. Qui n’arrive pas à reconstruire le fil entre ses générations. Une Algérie qui hésite, trébuche, sans parvenir à trancher la question du statut de la femme.

Face à des conditions économiques parfois extrêmes, face au désoeuvrement de la jeunesse propice à la propagande islamiste, les violences à l’endroit des femmes se précisent et s’accroissent.

Comment faire alors pour exister ?

Ou simplement pour survivre ?

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20h20- CANNIBALE de Didier Daeninckx

Cie Le Porte Plume 7 au 27 juillet 2008 ((La Manufacture/Zone Franche) – 1h10

1931 : Se tient à Paris la dernière Exposition Coloniale. Au jardin d'acclimatation, un groupe de Kanak, censé montrer la culture de la Nouvelle Calédonie, est parqué dans un enclos, entre les lions et les crocodiles. Munis de la pancarte "Cannibales authentiques", ils représentent le sauvage...

Cela pourrait commencer par "il était une fois..." tant l'histoire nous semble inconcevable...

Il était une fois un jeune homme, séparé de celle qu'il aime et qui traverse tout Paris, pieds nus, pour la retrouver...

Il était une fois des hommes qui avaient mis d'autres hommes derrière des grilles... zoo humain...

Il était une fois deux amis enfermés dans un zoo, puis échangés contre des crocodiles...

Il était une fois un homme qui avait sauvé la vie à un "cannibale"...

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20h40- FURIE de Jérôme Rouger

La Martingale 7 au 27 juillet 2008, 20h40 (La Manufacture/Intramuros - 2 rue des Ecoles) – 1h

Un homme doit jouer du théâtre.

Les spectateurs sont là, comme prévu. Mais son spectacle, lui, l'a quitté.

« Subtil mélange d’humour à la fois poétique et absurde, « Furie » est un « otni » (objet théâtral non identifié), faisant voler en éclat les conventions. Rouger s’interroge - nous interroge – sur l’apparente incohérence du monde moderne. Un humour furieusement déstabilisant ». Télérama

LES NOCTURNES

22h30 (Nocturnes) – LES SIRENES DE BAGDAD de Yasmina Khadra

Kick Théâtre 10 au 15 juillet 2008 (La Manufacture/Intramuros - 2 rue des Ecoles) – 1h10

Décryptage de l'itinéraire qui conduit un jeune Bédouin sans histoires, désireux de s'intégrer à la société nouvelle que promet la chute du régime de Saddam Hussein en Irak, vers le terrorisme le plus dur…

« C’est un livre sur la guerre en Irak, une guerre vue par un irakien et racontée à travers la mentalité d’un bédouin, d’un arabe (…). Ce jeune homme sera confronté à la cruauté de cette guerre et en particulier de l’armée américaine et sera obligé d’assister à deux monstruosités, puis à une troisième, qui viendra frapper à sa porte et à travers laquelle il verra son père humilié (…). »

Yasmina Khadra

22h30 (Nocturnes) – INVENTAIRE 68 de Nicolas Bonneau

Le Lieu Dit/ Ici même production 17 au 23 juillet 2008 (La Manufacture/Intramuros - 2 rue des Ecoles) – 1h10

Après Sortie d’Usine, Nicolas Bonneau continue d’interroger la mémoire sociale et politique de notre époque, et présente un spectacle en forme d’expérience.

Ce « 68 » se veut tout à la fois ludique et humain, politique, polémique et porteur d’espoir.

Contribution à la mémoire de ceux qui ont vécu ces événements, de près ou de loin, sans concession ni glorification.

Étudiants, travailleurs, politiques, mouvements féministes, syndicats, ouvriers, bourgeois, enfants de 68, mais aussi ceux pour qui 68 n’a pas eu lieu, tous seront convoqués pour vous faire revivre ces évènements.


PARCOURS HORS NORMES – pour public solo

14h30, 15h45 et 17h ETOILES de Martina Winkel / Avec Isabelle Wery

Du 12 au 19 juillet (l La Manufacture/Performances)
plus d’infos : pros-rp@lamanufacture.org /
06 21 65 57 04

Théâtre de l’ombre, sans lumière, pour public solo.

Pièce de l’auteur autrichien Martina Winkel, Les Etoiles est une invitation à l’intimité, une proposition de rêves à partager, un moment de poésie dans l’obscurité totale. Une expérience individuelle unique.

Une coproduction du manège.mons/Centre dramatique, Le Manège de Maubeuge et de La Manufacture scènes contemporaines (Avignon).

CESAIRE INTIME

Du 12 au 19 juillet (l La Manufacture/Performances)

Lecture intime et personnalisée par un(e) comédienne d’un texte d’Aimé Césaire

AVIGNON/TIBET

Du 12 au 19 juillet (l La Manufacture/Performances)

Vidéoconférence par Internet avec le Tibet.

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11h-20h EXPOSITION RETROSPECTIVE PERFORMANCE MANUFACTURE
Du 7 au 27 juillet (l La Manufacture/Performances)

« Rétrospective des performances à la Manufacture 2001-2007 » est une reprise de l’exposition présentée à la maison Jean Vilar de fin novembre 2007 à début janvier 2008. Elle présente des courts métrages réalisés sur les performances à la Manufacture. (lieu à préciser)

  • « Poupée anale nationale » par la Cie des Ouvriers/Thierry Alcaraz en 2006 - Captation et montage vidéo de Amélie Kestermans (BE)
  • « Osteoblastes » par Martine Vialle, – corps performatif, Martine Crispo – intervention sonore live (CA, Montréal) - Captation et montage vidéo de Grégory Hiétin (FR) en 2003.
  • « Jane » par Jeanne Dandoy, Groupov (BE) - Captation et montage vidéo de Grégory Hiétin (FR) en 2002.
  • « Some assembly required » par Attack Theater (US) - Captation et montage vidéo de Grégory Hiétin (F) en 2001.

vendredi 1 février 2008

ASSOCIATION LA MANUFACTURE

Une association loi 1901 La Manufacture vient d’être créée ayant pour but le développement des arts de la scène, des arts plastiques, notamment dans le champ médico-social.

LIVRE D’ENTRETIENS SUR LA MANUFACTURE CHEZ LANSMAN

L’éditeur Lansman vient de publier un livre d’entretiens sur l’histoire de la Manufacture.
« Pascal Keiser et La Manufacture en Avignon, un engagement singulier dans le festival Off »
58 pages, 9 € >> www.lansman.org

lundi 11 juin 2007

10h30 La Mystérieuse étoile d'Adrien Lafeuille - Valérie Daveneau

Trois cousins aux abords de la trentaine se retrouvent pour la première fois dans le grenier qui fut le théâtre des aventures de leur enfance. Ils y découvrent une malle contenant les effets de leur grand-père mystérieusement disparu avant leur naissance. Peu à peu, objet après objet ils réinventent avec poésie et humour la vie de cet énigmatique aïeul. Parcourant le temps et l’espace dans une fusée rose à pois vert, d’un jardin aux fleurs parlantes à un chapiteau de cirque où des commandos d’artistes ont pour mission de faire retrouver son âme d’enfant au pire des tyrans, les trois cousins finiront par percer le mystère d’Adrien Lafeuille.Ce conte à la fois poétique et moral nous exhorte à rêver encore et toujours le monde, à accepter les différences et refuser la fatalité.

11h00 Histoires du Monde - Richard Demarcy

« Le Théâtre Tout Public s’est affirmé depuis plusieurs années comme un courant essentiel du théâtre contemporain. Il produit des langages scéniques nouveaux et s’adresse à tous les âges de la vie… IL permet de réunir des publics multiples et variés misant sur la richesse des diversités d’origine de chacun. » Richard Demarcy
Dans Histoires du monde les comédiens, avec leurs masques et instruments jouent des histoires venues d’Afrique, d’Europe, d’Asie. En un spectacle coloré et musical ils font varier les plaisirs du théâtre passant de la fable fantastique d’un oiseau et d’un chasseur obstiné au voyage initiatique d’un enfant éléphant très curieux, à une pièce burlesque et musicale d’animaux loufoques et farfelus. Cette pièce de théâtre est inspirée de trois contes, publiée aux Editions Acoria.

12h15 Beyrouth Adrenaline - Hala Ghosn et Jalie Barcilon

En 1976, mes parents ont quitté Beyrouth, en se disant qu’ils y reviendraient vite, quand tout serait calmé. J’avais sept mois et la guerre civile a duré quinze ans.
Ils ont choisi de vivre en France, enfant et adolescente, je n’ai connu la guerre que « vue d’ici». Depuis le fauteuil planté devant la télévision, le Liban semblait être un cortège d’horreurs et d’atrocités. Mais quand nos amis, voisins et parents restés là-bas nous parlaient de la guerre, ils le faisaient en riant. Avec beaucoup d’humour et même une certaine douceur. Aujourd’hui, les textes et les spectacles sur la guerre me semblent souvent froids et déshumanisés. À cette froideur médicale, je voudrais opposer des regards plus complexes et plus humains. Je voudrais faire voir et entendre trois points de vue : le regard de là-bas, celui des enfants nés avec le conflit, le regard d’ici, des enfants ayant suivi les évènements par médias interposés, et le regard de l’entre deux, des enfants franco-libanais.Je voulais remonter à cette époque de l’incompréhension, retrouver ce regard de l’enfant exclu des motivations de la guerre, inconscient du danger, vivant la vie comme un jeu, et faisant du monde adulte une vaste fresque absurde. Il s’agit de faire entendre ma génération, à « la génération Beyrouth », qui aujourd’hui a presque trente ans.

12h30 Parloir - Pépito Matéo

Sorti d’un trou de lumière, un raconteur en cavale fait irruption à l’avant-scène, l’oeil racoleur, le poil ras bien que chatoyant, le phrasé mordant. C’est un étrange contrat qu’il nous propose : une évasion à l’envers dans le monde carcéral ! Les mots mèneront la danse, traversant les murmures pour dénicher dans l’ombre des histoires enfermées qui s’y télescopent, ponctuées par des univers sonores insolites. Ce narrateur à la langue palpitante se fait de temps en temps la tangente pour resurgir incognito : il joue alors ce qui le touche, l’étonne, l’amuse, l’exaspère, égratignant au passage, avec un humour complice au ras des gencives, la peau dure des idées toutes faites sur ce monde dans lequel il est plus facile d’entrer que de sortir. Sa parole lui permet de passer à travers le temps et l’espace pour réinventer un monde de l’enfermement, avec ses peines, ses délits, ses exclusions, ses injustices, mais aussi… son humanité – un monde dont on sort comme retourné de se savoir libre.

12h30 Urgence - Pépito Matéo

Pépito Matéo fait partie de cette génération de conteurs qui, sans renier la tradition, veulent tracer leur propre chemin dans la forêt de l’imaginaire contemporain. Jongleur de mots, conteur d’histoires, Pépito Matéo nous embarque entre humour et rêve dans des univers singuliers, des aventures délirantes et fantastiques : Pépito Matéo est un détourneur de mots, un joyeux fou bavard et allumé.Mots à double sens, à sens unique, à sens giratoire… la preuve est faite : l’absurde est infiniment plus drôle que la réalité.

14h15 Les Portes - Abbi Patrix

« Avec les mots, l’humour, les gestes et son compagnon de scène, le piano, Abbi Patrix entraîne le public dans des réflexions sur les relations entre les hommes, mais également dans l’univers des contes. (…) Dès le début du spectacle, le conteur fait équipe avec le piano, qui trône, seul sur scène. (…) Les paroles sont contées, chantées, rythmées, accompagnées par le piano. (…) Un délice. » Ouest France, février 2007

« C’est seul sur scène, mais avec la présence d’un majestueux piano, que le conteur Abbi Patrix nous « em-porte » littéralement dans ses variations sur la porte, objet et sujet d’un imaginaire en constante transformation. (…) Pour la première fois, le conteur a fait appel au compositeur Michel Musseau qui lui a offert une partition pour piano dont la difficulté était de l’inscrire dans la dynamique du texte. Les jeux de corps avec l’instrument font mouche (…), la simplicité de la présence du conteur et la belle « portée » de son texte suffisent à faire le reste. »La Terrasse, février 2007

14h45 Le Groenland - Pauline Sales

"Avance…" Une mère parle à sa fille. Elle veut l'emmener ailleurs, dans un pays plus froid, plus blanc, avec des ours polaires, des traîneaux et des fourrures. Cette femme veut que sa fille lui lâche la main…
Marie-Pierre Bésanger, dans une forme épurée, radicale, met en scène Pauline Sales, interprète criante de vérité et auteure magistrale de ce "superbe monologue" (Télérama).
Le Groenland, ce serait comme un cadeau, un cri secret.
Le Groenland, c'est une fugue, un désir qui s'acharne.

16h00 - Jardinage Humain - Rodrigo Garcia

Une suite de pensées qui se juxtaposent, entrent en collision : les enfants, les chiens, l’économie, le football, les téléphones portables… comme on passe une journée, d’un sujet à un autre, d’une occupation à une autre. Poétique, démesurée, imagée, subversive, la parole dans Jardinage Humain est fragmentée, éclatée. Eva Vallejo et Bruno Soulier se sont emparés de la langue de Rodrigo Garcia pour aller vers la forme d’un théâtre rock pour comédienne, comédien, percussions, violon et piano.
Depuis 1994 l’Interlude T/O organise sa démarche autour d’une devise : “par le mot et le son, parler de l’homme aujourd’hui, de ce qui fonde son identité”, sous la forme de spectacles associant le plus étroitement possible musiques originales et textes contemporains.

16h45 Orson or not Orson - Filip Forgeau

Une drôle de chambre
Un lit.
Un homme obèse couché dedans.
Il fume. Cigare sur cigare. En regardant le plafond.
Un plafond de miroirs.
(Orson aimait les plafonds et les miroirs)
Autour du lit, des rails.
Un cercle de rails, comme un travelling circulaire.
Ce n’est pas pour voyager.
Non, l’homme obèse ne voyage plus que dans ses rêves.
Ce n’est que pour filmer son immobilité.
Et la caméra à roulettes tourne autour de lui et de son lit sans roulettes…
Mais parfois, quand il rêve, l’homme obèse se lève et exécute peut-être un petit numéro de claquettes. Parfois aussi, les souvenirs l’assaillent et les fantômes le hantent. Certains viennent même lui rendre visite. Il y a son père, sa mère, Shakespeare et Brecht, Sarah Bernhard, un ou deux producteurs, Rita Hayworth, une maquilleuse, une infirmière, Lady Macbeth et Ophelia…
Il y a lui enfant, aussi. Cloué sur son lit sans roulettes, entouré de tous ses fantômes, l’homme obèse fait le tour du monde comme il ferait le tour de sa chambre.
Un petit tour du monde entre théâtre et cinéma…

17h30 - Je suis.... - Alexis Armengol

Après 7 fois dans ta bouche #2 (Avignon 2005), I’m sorry… #3 (2004), Iku#1 (2005) et dernièrement Il y a quelqu’un ?, Alexis Armengol continue d’explorer une forme concert du théâtre. En travaillant notamment sur les frontières entre personnage et interprète, jeu et non jeu, il met en place une autre narration.
Après plusieurs mises en scène en Bourgogne et en Champagne-Ardenne, il s’installe en 1996 à Tours et fonde Théâtre à cru en 1999. Il revient aujourd’hui en Avignon avec sa quinzième mise en scène : Je suis…
« Autour d’un projet artistique, culturel et politique fondé sur un théâtre où le texte ne serait plus l’élément fondateur, nous tentons de concevoir et de tisser des relations entre le jeu, le son, la lumière, l’image, le corps, l’espace, le temps et le texte. Cette exploration artistique nous pousse à réinterroger constamment nos processus de création. »

18h45 Les Enfants - Edward Bond

A la demande de sa mère, Joe, un jeune adolescent, provoque l’incendie d’une maison dans lequel un enfant trouve la mort. Tandis que la mère nie toute responsabilité dans le drame, Joe s’enfuit avec ses amis pour échapper à la police : commence alors pour eux un long voyage dans un monde étrange et désolé…
Dans une langue épurée et poétique, Les Enfants propose une réflexion sur la violence et sa transmission de génération en génération, sur notre capacité à détruire par amour, sur les notions de partage et d’entraide qui sont à l’origine de la cohésion sociale, sur nos valeurs consuméristes et les menaces qu’elles font peser sur l’avenir de la planète. Histoire d’amour, de haine, de vengeance et de pardon, Les Enfants est une fable initiatique pour tout public
(à partir de 12 ans)

19h05 - Je ne suis pas sorcier - Pie Tshibanda

Pie Tshibanda poursuit son exploration «ethnologique» de la société occidentale. Il nous parle de nos enfants, de l’éducation que nous leur offrons, de nos femmes et de nos maris, de l’Amour, de la Mort et de la Vie. Il met côte à côte l’Afrique et l’Europe et se rit des différences culturelles qu’il considère comme une source d’enrichissement inépuisable. Il est loin aujourd’hui le temps où le candidat réfugié Pie Tshibanda frappait aux portes de notre pays. Pie nous a vus et entendus : tel un Candide de Voltaire ou le Plume de Michaux, il s’est étonné. Et nous offre, aujourd’hui, la vision qu’il a de nous.
« Si Socrate était noir, il s’appellerait Pie Tshibanda » (Le Soir)
« Un spectacle composé avec les tripes pour le cœur des spectateurs et interprété à l’africaine. A l’humaine aussi, comme toujours avec Pie. » (Le Soir)
« Le bon sens, la lucidité et la tempérance ne l’ont pas quitté. » (La Libre Belgique)

19h05 - Un fou noir au pays des blancs - Pie Tshibanda

Pie Tshibanda, auteur congolais, reconnu, marié, père de 6 enfants, témoin gênant et menacé de mort débarque, en 1995, un matin d’hiver à l’aéroport de Bruxelles. Dès la première fouille, il comprend qu’il est seul, qu’il est noir, qu’il a perdu sa respectabilité et surtout sa présomption d’innocence. Comme des dizaines d’autres, il entreprend le véritable parcours du combattant du candidat réfugié politique au travers des administrations belges.
Un parcours qui durera des années. D’autres encore avant qu’on lui octroie le droit de faire venir du Congo sa femme et ses enfants. Et d’autres enfin, pour que nous lui ouvrions vraiment les portes de notre société.
Un Fou Noir agit comme un miroir. Il nous renvoie notre propre image, nos préjugés, nos angoisses, nos peurs… Avec un humour décapant –on rit beaucoup pendant le spectacle– et en n’oubliant jamais qu’Un Fou Noir, autant qu’un conte, est bien la véritable histoire de Pie Tshibanda.
« Pie a eu le courage de venir vers nous. Aujourd’hui, les gens courent vers lui bouleversés par ce soleil inespéré. » (Le soir)
« Le public, blanc et noir, rit de se voir si justement croqué en son miroir… » (Le Monde)
Plus de 1000 représentations !

20h45 - Vies Courtes - Richard Demarcy

Près de l’aéroport, un adolescent est tué lors d’un mouvement de foule. "Invisible", il monte dans un des nombreux avions qui passent au-dessus de lui, retrouvant divers personnages de sa vie. Un autre enfant, mort de froid dans le train d’atterrissage d’un avion volant pour l’Europe, le rejoint. Ensemble, ils chercheront à savoir pourquoi et comment le premier a été tué au cours de cette "guerre des trottoirs" qui se joue dans les grandes villes. Musiques et chants, voyages, road-movie en Afrique, pour une pièce aux situations dramatiques, insolites et parfois drôles, qui nous renvoie à ce continent et au nôtre, si liés…
"Il nous faut continuer à parler de l’Afrique, elle est dans nos cœurs, nos têtes, notre histoire, nos rêves… Je pense que ceci est valable pour la grande majorité des gens de notre pays. Et les Afrique(s) sont ici, partie intégrante et bien vivante de notre société. J’espère avoir trouvé une "forme" pour pouvoir parler de ce monde-là avec ces deux enfants adolescents qui font le lien entre deux univers – celui des morts et des vivants, du visible et de l’invisible, du ciel et d’en bas, du quotidien et du fantastique – et entre ce continent et le nôtre, si liés, pour le meilleur et parfois pour le pire." Richard Demarcy

22h30 - Corps Oubliés

Melancolia, premier épisode du triptyque « les corps oubliés » inspiré des visuels de Dürer. Tableau visuel et sonore évolutif.
Une femme, sorte d’icône, est assise, prête à aller dans le monde des rêves pour découvrir la mémoire de sa vie passée. Ce retour la mènera dans des mondes étranges et démoniaques. Mais une fois sa mémoire personnelle épuisée, au delà de sa naissance, elle découvrira que son corps transporte une grande part de l’humanité et le chemin sera plus long que prévu.Dans ce spectacle, nous avons juste la prétention de toucher à un air, à un moment de nos vies à chacun. Ici, tout pousse à la rêverie et au monde démoniaque qui encercle nos plaisirs et nos douleurs. Si rien ne peut se distinguer dans le visible, le ressenti, lui, captive nos jouissances les plus mystérieuses. Nous avons la nécessité de représenter nos croyances dans un espace de création. Nous sommes uniquement là pour tenter de sublimer le banal et le sordide de la vie. Tout cela pour se protéger et par le beau combattre le laid.

22h30 - Le Drap - Yves Ravey

Après avoir respiré des vapeurs nocives dans l’imprimerie où il travaille, Monsieur Carossa tombe malade. Par crainte d’un licenciement, il demande au médecin le silence. Et puis, un jour, il ne se lève pas. « Le Drap » est la parole d’un regard, celui d’un adolescent qui en courts fragments, en quelques phrases, évoque les six derniers mois de son père.
« De l’apparente insignifiance de la vie quotidienne au tissu chaîné de la mémoire, Yves Ravey compose par touches fragiles des fragments de vie brisée : la maladie, le rapport au corps, le soi et l’autre, la mémoire et l’oubli, le roman familial… »

22h30 - Imprécation calme - D.G Gabily

Il s'agit d'une déambulation sensible parmi quelques textes de Didier-Georges Gabily. L'acuité, l'actualité de cette parole contemporaine capitale imposent comme nécessaire aujourd'hui l'écoute de cette voix unique.“La table fait face à la pièce. Je regarde. J’écris dos au mur, face au monde. Ce doit être un progrès bien que je sache depuis longtemps qu’il n’y a pas de progrès en art – mais (peut-être) des accomplissements de vie. Un retournement qui n’est pas une révolution, hélas. Tout tremble. Il y a seulement la nécessité des choses vivantes. D’un mouvement. Des mouvements tremblants…"Ecris pour le ciel changeant, me dis-je, écris pour tous ceux qui passent sous le ciel, les ombres et les hommes ; écris là où tu te tiens, regardant les roses et les pierres." (D. G. Gabily)

vendredi 8 juin 2007

Le rire du roi Récit d’animation de Achille Grimaud et Gaële Flao

Dans un château, il y avait un roi. Ce roi aimait la nuit, mais il aimait aussi rire. Le rire c’était sa force, sa couronne, mais pour rire il lui fallait un fou.Le fou du roi. » « Le Rire du roi », c’est un drap posé là sur un mur, sur lequel une image qu’on croyait peinte s’anime tout à coup sous nos yeux, un tableau qui prendvie et se débat au rythme de la voix. Un narrateur, qui, en direct et dans l’obscurité devient ce fou qui se prend pour tous les personnages.Ce « récit d¹animation » incarne la rencontre de 2 univers fantastiques, de 2 artistes singuliers Achille Grimaud (comédien/conteur) écrit un récit et Gaële Flao (peintre) lui donne vie en images. Quand plume et pinceau ne font plus qu¹un, un monde sensible se créé, un intervalle en forme d¹abyme où il est tentant de se perdre. Un momentsuspendu, comme un rêve trop court qu¹on voudrait voir se prolonger.

Festival de Théâtre Quatre chemins en Haïti - Film documentaire

Quatre Chemins est un festival de théâtre lancé en 2003 en Haïti. L'idée de cet événement est de fédérer en un même festival l'ensemble des énergies artistiques de Port-au-Prince, dans un véritable espace de liberté d'expression, et d'être particulièrement attentif à la qualité artistique des spectacles présentés. Quatre Chemins s’inscrit dans un esprit de citoyenneté responsable et propose aux jeunes créateurs de questionner notre rapport à nous-mêmes et aux autres, et également notre rapport à la liberté. Dans ce pays qui a connu une série de dictatures successives et un climat d’insécurité permanent – quand ce ne sont pas les cyclones qui le frappent – la création artistique reste bien une gageure et un formidable acte de résistance.En 2005, le Festival a dû être annulé à cause de l’insécurité ayant frappé Port-au-Prince. Ce documentaire relate l’histoire des quatre troupes sélectionnées qui ont continué leurs préparatifs malgré les terribles difficultés rencontrées.

Ramallah / Avignon - Vidéoconférence

Utiliser la technologie d’aujourd’hui pour désenclaver les hommes et femmes en guerre et redonner l’espoir par le contact extérieur et la construction de projets culturels.
La Manufacture propose au public et aux professionnels une rencontre directe avec des palestiniens de leur choix, par vidéo-conférence chaque jour à 19h.
Réalisé avec le précieux soutien de l’année de la Palestine en Communauté Wallonie-Bruxelles en 2008. Merci à Faten Farhat et Fabienne Verstraeten.

mardi 29 mai 2007