Pie Tshibanda, auteur congolais, reconnu, marié, père de 6 enfants, témoin gênant et menacé de mort débarque, en 1995, un matin d’hiver à l’aéroport de Bruxelles. Dès la première fouille, il comprend qu’il est seul, qu’il est noir, qu’il a perdu sa respectabilité et surtout sa présomption d’innocence. Comme des dizaines d’autres, il entreprend le véritable parcours du combattant du candidat réfugié politique au travers des administrations belges.
Un parcours qui durera des années. D’autres encore avant qu’on lui octroie le droit de faire venir du Congo sa femme et ses enfants. Et d’autres enfin, pour que nous lui ouvrions vraiment les portes de notre société.
Un Fou Noir agit comme un miroir. Il nous renvoie notre propre image, nos préjugés, nos angoisses, nos peurs… Avec un humour décapant –on rit beaucoup pendant le spectacle– et en n’oubliant jamais qu’Un Fou Noir, autant qu’un conte, est bien la véritable histoire de Pie Tshibanda.
« Pie a eu le courage de venir vers nous. Aujourd’hui, les gens courent vers lui bouleversés par ce soleil inespéré. » (Le soir)
« Le public, blanc et noir, rit de se voir si justement croqué en son miroir… » (Le Monde)
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1 commentaire:
Un spectacle à diffuser dans les écoles en France comme il l'a été en Belgique.
On ne peut dignement parler de bienfaits de la colonisation et revoir nos attitudes d'intégration après avoir vu le spectacle.
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