L’histoire ici est simple, on la connaît déjà certainement, c’est celle d’une rencontre amoureuse entre un homme dans sa cuisine et une chanteuse qui sort de son frigo.
Ca commence comme au cinéma, puis l’écran se déchire… Tout est filmé en direct… Un langage s’invente entre théâtre, musique, chant et vidéo.
Un spectacle qui souhaite rendre palpable les émotions, les sensations, les sentiments… et qui s’efforce de développer l’imagination, parce qu’elle est essentielle à nos vies d’enfant et d’adulte.
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4 commentaires:
Débridé, décalé, impertinent, à la volonté ouvertement parodique, ce spectacle décline, enchaîne sur tous les modes possibles, les présentations, les extraits, les interviews en une ronde explosive au rythme quasi-punk. De quoi se voir supprimer sa subvention par une tutelle sans humour ou triompher pour la plus grande joie des abonnés, grâce à des directeurs de salles sensibles à l’esprit foldinguement lucide de ces jeunes gens.
Il faut le dire il faut découvrir Je suis avant le mois de septembre, mois des rentrées théâtrales. Je suis est « La » solution au pensum de la présentation de saison.
Un spectacle qui déploie un jeu énergique et total des comédiens, presque à la flamande, puis sans transition des scènes d'une extrême finesse de jeu. La thématique très risquée de la dérision et de l'auto-dérision, très peu travaillée en France dans le jeu théâtral en dehors du café théâtre est ici maîtrisée de manière totale : présentations de saison, éditos alignés nous montrent leur auto-satisfaction et leur nombrilisme. Un spectacle très risqué dans ses idées de départ mais très réussi.
Moqueur, acide ce spectacle l'est sûrement pour les gens du milieu théatral. Pour nous public lamda, contentons-nous d'halluciner devant cette prestation aussi intense que des montagnes russes. On rigole beaucoup car le burlesque est sans cesse présent. La mise en scène ne nous permet pas un seul moent de répis (et encore moins aux acteurs). Les acteurs sont aussi brillants que sympathiques. Bien très très bien...
7 septembre 2007 10:44
Pour nous, gens de théâtre on rit parce qu’on épinglé (du comédien à l’administrateur) et parce que l’on voudrait voir plus souvent des ouvertures de saison à la fois enjouée et caustique surtout en cette période d’ouverture de saison où la soirée de présentation peut s’avérer sacrément ratée. Le spectateur non-avertit se retrouve lancé dans un spectacle original à l’humour railleur et découvre une facette bien particulière de ce monde théâtral qui lui parait parfois hermétique. Il entrevoit les angoisses du directeur de salle et de son équipe, ceux qui travaillent tout contre les artistes sans que l’on ne les voit et il s’initie un peu plus à ce monde étrange du spectacle vivant. Mention spéciale pour Camille Trophème et son incroyable énergie .
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